Salaire d’un prothésiste dentaire

Exerçant tel un véritable artiste, un prothésiste dentaire dispose du savoir-faire requis pour redonner un beau sourire grâce à la pose de dentiers, de couronnes, de bridges dentaires, etc. Ces professionnels de la dentition travaillent dans les hôpitaux, des cabinets, des laboratoires, des mutuelles ou dans une petite entreprise artisanale. L’endroit où il exerce fera varier son salaire. Quelle est la rémunération d’un prothésiste dentaire ? Combien de revenus peut-il percevoir par mois, sur une année, etc. ? Ceux qui souhaitent s’orienter vers une reconversion professionnelle de prothésiste dentaire peuvent tout à fait se poser la question pour mieux se convaincre de se lancer. Découvrons combien peut gagner un prothésiste dentaire.

Salaire d’un prothésiste dentaire : quelle est la moyenne ?

En fonction de l’échelon et des qualifications, le salaire d’un prothésiste dentaire tourne autour de 1 600 à 1 976 euros brut par mois, notamment pour les techniciens. En début de carrière, il va bénéficier d’un SMIC, soit 1 596 euros et 1 604 euros par mois, surtout s’il exerce en tant que salarié ou auxiliaire.

·      Des salaires évoluant en fonction des compétences

Lorsqu’il dispose de compétences avérées, il peut espérer avoir un revenu entre 2 048 à 2 230 euros par mois. Lorsqu’il est chef de laboratoire, il peut toucher jusqu’à 2 876 euros. En fin de carrière, il peut percevoir plus de 3000 euros net par mois. Le salaire moyen d’un prothésiste dentaire se situe donc environ 2 030 euros, ce qui lui fait un revenu brut d’à peu près 30 100 euros par an.

·      Prothésiste dentaire : rémunération et primes

Les primes s’adressent aux prothésistes dentaires salariés. Elles s’accordent mensuellement à ceux qui disposant d’un certificat de spécialisation et des Certification de Qualification Professionnel (CQP). En exemple, le CQP en Orthopédie Dento-Faciale (ODF) donne accès à une prime de 82 euros par mois, en plus de son salaire mensuelle. S’il est titulaire d’un CQP CPES de spécialisation, il pourra avoir une prime de 154 euros par mois.

Le salaire moyen d’un prothésiste dentaire en fonction de son statut

Parmi les critères pouvant influencer le salaire des prothésistes dentaires, on peut parler du statut qu’il a choisi d’entreprendre. Un salarié ne profite effectivement pas du même salaire qu’un prothésiste dentaire ayant décidé d’exercer en libéral.

1.    Les conditions salariales d’un prothésiste dentaire répondant à un statut d’employé

S’il est employé par une institution donnée, son salaire sera défini par une convention collective et sera à évaluer en fonction de sa compétence. Il existe dans ce cas plusieurs niveaux de qualification à distinguer :

  • Auxiliaire en prothèse dentaire: sous la responsabilité d’un prothésiste, son salaire minimum est de 1 600 euros brut par mois. Il n’aura à effectuer que des tâches où il sera qualifié. Cela peut notamment concerner des travaux prothétiques, de petites préparations ou des finitions.

 

  • Technicien en prothèse dentaire: il sera catégorisé suivant 3 échelons distincts : TQ1, TQ2 et TQ3. Son salaire sera compris entre 1 700 et 1950 euros. Voici un détail selon des échelons : TQ1, accessible niveau bac, TQ2 pour les titulaires du BTM et TQ3 pour ceux ayant une année d’expérience en TQ2.

 

  • Le prothésiste dentaire hautement qualifié: il comprend deux échelons, dont le PHQ1 et le PHQ2. Son salaire oscille entre 2 050 à 2 200 euros brut par mois au minimum. Le PHQ1 est accessible pour ceux qui détiennent le BTS. Quant au PHQ2, ceux disposant du BTMS/BM peuvent le prétendre. Il est également destiné à ceux qui bénéficient d’environ 2 ans d’expérience en échelon PHQ1.

Un prothésiste dentaire lorsqu’il est salarié aura droit à 30 jours de congés payés par an. En fonction de son ancienneté, il pourra aussi par ailleurs bénéficier de congés supplémentaires, dont 1 jour pour 20 ans de carrière, 2 jours pour 25 ans et 3 jours pour 30 ans.

2.    Les revenus d’un prothésiste dentaire exerçant en libéral

Les missions d’un prothésiste dentaire consistent à concevoir des prothèses dentaires pouvant être amovibles ou fixes. Il va partir des empreintes et des consignes présentées par un chirurgien-dentiste. S’il travaille en indépendant, cela veut dire qu’il aura son propre cabinet. Son chiffre d’affaires dépendra du nombre de ses clients, du prix qu’il applique et des commanditaires avec lesquels il travaille. Il s’agit généralement d’un orthodontiste ou d’un chirurgien-dentiste.

Lorsqu’il travaille en indépendant, un prothésiste dentaire pourra profiter d’un revenu compris entre 4 000 à 5000 euros brut par mois. Mais avant d’aboutir à cette somme, il faut qu’il travaille tout d’abord à avoir une clientèle régulière. Ce montant ne comprend pas encore les charges, n’est pas encore déduit d’impôts et ni cotisations dont il devra acquitter en tant qu’indépendant.

Pour un artisan prothésiste dentaire, ses revenus dépendront surtout de son expertise. Plus il détiendra une grande notoriété, plus il pourra maximiser son CA. À la différence d’un prothésiste dentaire salarié, il devra penser à des équipements qui lui permettront de s’installer et d’exercer.

Pour cet investissement, il devrait prévoir aux alentours de 30 000 à 70 000 euros. Cela lui donnerait la possibilité de travailler avec des matériels sophistiqués tels qu’un système d’aide à la fabrication par ordinateur. Il devra dans ce cas acquérir un taille-plâtre, un four céramique, un malaxeur sous vide et d’autres appareils encore. Pour financer son projet, il peut effectivement avoir recours à un prêt bancaire.

3.    Le salaire d’un prothésiste dentaire fonctionnaire

Lorsqu’il est fonctionnaire, le salaire d’un prothésiste dentaire est soumis à une grille indiciaire des techniciens en prothèse dentaire. Ceci s’applique tout particulièrement pour Paris. Au tout début de sa carrière, un prothésiste dentaire fonctionnaire touche un salaire de 1 600 euros brut par mois. Il sera dans ce cas en échelon 1. Sa rémunération varie effectivement suivant ses années d’expérience.

Une fois qu’il détient 10 ans d’expérience, il peut toucher près de 1 730 euros par mois de salaire brut. En fin de carrière, c’est-à-dire, en échelon 13 environ, il pourra gagner environ 2 400 euros brut par mois.

L’une des particularités des prothésistes dentaires fonctionnaires est qu’ils profitent de très nombreux avantages. En plus de leur salaire de base, ils bénéficieront également de différentes primes et indemnités. Parmi eux, on peut évoquer :

  • La GIPA ou ce qu’on entend par la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat,
  • L’ISG ou ce qu’on développe par Indemnité de Sujétion Géographique,
  • Le RIFSEEP ou le Régime Indemnitaire tenant compte des Fonction de Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel.

Ils auront également droit à 25 jours de congés payés par an en dehors des jours fériés calendaires. Pour les évènements familiaux, ils auront aussi droit à 1 jour de congé pour le mariage, 3 jours pour la naissance de son enfant et 3 jours pour le décès de son conjoint ou d’un de ses parents.

Ils pourront également décider de réaliser jusqu’à 220 heures supplémentaires par an sous l’autorisation de son chef de service. Elles seront tout à fait rémunérées ou échangées en repos compensatoire.

Prothésiste dentaire et évolution de carrière

L’évolution de carrière pour un prothésiste dentaire varie également en fonction du secteur dans lequel il travaille. Pour le cas du fonctionnaire, il peut envisager de travailler dans le secteur privé et lancer son propre cabinet. Si par contre, il souhaite toujours garder son statut de fonctionnaire, il peut penser à devenir enseignant en prothèse dentaire. Il lui faut pour cela passer par des concours.

Pour le cas d’un prothésiste dentaire du secteur privé, il peut devenir un technicien, un technicien qualifié et un technicien hautement qualifié. Une fois après avoir gravi ces échelons, il peut prétendre au poste de chef de laboratoire et diriger une équipe. Il peut avoir le projet de monter son propre laboratoire et faire carrière en tant qu’artisan prothésiste dentaire. Dans ce cas précis, il devra acquérir davantage de connaissance, pour ne citer que la comptabilité et les responsabilités RH.

Quant aux prothésistes dentaires qui travaillent déjà en libéral, ils peuvent exercer en laboratoire ou s’associer directement avec d’autres experts de la santé bucco-dentaire afin de décocher davantage de contrats, et par la même occasion, réduire ses charges.

Salaire moyen d’un prothésiste dentaire en France et en Europe

Si nous étions focalisés sur le salaire d’un prothésiste dentaire en France, qu’en est-il des autres pays européens ? En Suisse, la moyenne se situe autour de 2 750 CHF à 7 960 CHF par mois pour un technicien.

En Allemagne, un prothésiste dentaire touche un salaire brut entre 1 900 et 2 500 euros par mois, ce qui est relativement plus élevé qu’en France. Pour le cas des dentistes, il existe un écart de salaire d’environ 15% en moins dans l’Hexagone à comparer à l’Allemagne.

En Belgique, on retrouve à peu près les mêmes conditions qu’en France. Cet expert de l’esthétisme dentaire touche à peu près 1 600 à 2 100 euros.

La reconversion professionnelle en prothésiste dentaire

Si vous envisagez de vous reconvertir à la profession de prothésiste dentaire, vous devez savoir qu’il s’agit d’un métier aux multiples avantages. Il s’agit par exemple d’un métier qui recrute et où on ne chôme pas. C’est aussi une des professions qui reste accessible rapidement et où vous aurez la possibilité d’entretenir une excellente relation avec vos patients.

Les compétences requises pour être un prothésiste dentaire qualifié

Malgré ces conditions particulièrement avantageuses, il faut disposer de qualifications précises avant de pouvoir exercer réellement ce métier. Avant de vous lancer, vous devez être capable de manipuler différentes techniques d’usinage. Vous devez avoir une parfaite maîtrise de la biomécanique et de certains logiciels tels que celui de la Conception de Fabrication Assistée par Ordinateur (CFAO).

Pour ce travail, vous devez aussi connaître des règles d’hygiène et d’asepsie, différentes techniques de polymérisation, de sculptage et de modelage des matières à usage dentaire… Les procédures de conception d’une prothèse ou d’une orthèse dentaire, qu’elle soit combinée, amovible ou fixe, doivent être parmi vos principales compétences.

En dehors du savoir-faire technique, vous aurez également besoin de certaines compétences pratiques. Vous devez être capable :

  • Identifier les données proposées par un praticien dentaire,
  • Réaliser des opérations préparatoires relatives à la conception d’un élément prothétique,
  • Effectuer des opérations de finitions des prothèses dentaires,
  • Entretenir le poste de travail,
  • Désinfecter vos équipements,
  • Déterminer le prix de vos prothèses dentaires,
  • De mettre en place des actions destinées à la gestion de ressources humaines, surtout pour ceux souhaitant exercer en indépendant,
  • Et tant d’autres détails encore.

Quelles formations suivre pour devenir un excellent prothésiste dentaire ?

Pour devenir un prothésiste dentaire, vous avez deux possibilités. Vous pouvez suivre la voie académique ou la formation artisanale. La première vous permet d’obtenir des diplômes d’État si la seconde vous fait profiter d’un diplôme des chambres de métiers. Vous pouvez tout à fait suivre un parcours à mi-temps ou en alternance en fonction de vos disponibilités.

Durant votre parcours, vous pourrez décocher un BEP et CTM Auxiliaire Prothésiste Dentaire, un BAC Pro et CTM Prothésiste Dentaire, un BTS et BTMS Prothésiste Dentaire ou une Licence Pro Prothèse Dentaire et BM Maître Prothésiste Dentaire.

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