Salaire contrôleur aérien (aiguilleur du ciel) : combien gagne-t-il ?

Pour candidater en tant que contrôleur aérien, il faut avoir des connaissances assez solides et une bonne condition physique. Voilà un filtre qui ne laisse passer que quelques-uns parmi les élites. Mais après une telle sélection, il serait très intéressant la rémunération d’un aiguilleur du ciel. Comment gagner un contrôleur aérien ? Quels seraient ses revenus mensuels et annuels ?

Combien gagne un contrôleur aérien en début de carrière ?

Au terme d’une longue formation, les aiguilleurs prennent directement un poste au niveau de l’aviation civile française. Ils sont donc des fonctionnaires. Ils sont cependant mieux lotis que la plupart de ces derniers et même de la majorité des Français.

·      Le salaire moyen pour les débutants

Dès le départ, les contrôleurs, en tant que jeune diplômé, profitent d’un revenu mensuel de 2552 bruts par mois. C’est un salaire qui permet de vivre convenablement tout en ayant un peu d’économie. Cependant, tous les sortants des universités ne peuvent pas prétendre à un sort aussi clément.

Seules les personnes qui sortent des grandes écoles et des écoles de commerce sont au même niveau que les aiguilleurs du ciel. Ils sont presque sur un même pied d’égalité avec des revenus moyens hors primes à 30 000 euros à 35 000 euros par an.

·      La rémunération annuelle d’un jeune diplômé

En un an, le contrôleur aérien qui dispose de moins de 3 ans d’expérience peut avoir une somme de 30 000 euros bruts. Cependant, il est à préciser qu’elle est soumise à une augmentation assez rapide, ce qui permet d’établir un salaire moyen de 48 000 euros annuel sur les trois premières années de fonction.

Le contrôleur touchera des augmentations tout le long de sa longue carrière. Elles sont pour le moins assez conséquentes. Elles vont même jusqu’à laisser le contrôleur prétendre à un salaire presque égal à celui d’un pilote. Mais c’est une question de relativité. Dans l’absolu, le salaire d’un pilote de ligne possède un plafond plus haut.

·      Déjà des revenus lors des années de cours

Un des points forts du métier d’aiguilleur du ciel, c’est que dès leurs années de formations, ils touchent déjà un revenu. Rares sont ceux qui peuvent se permettre un tel luxe. Il peut atteindre les 2383 euros par mois pour un élève de troisième année.

Lire aussi  Salaire hôtesse de l’air : combien gagnent-elles ?

Il faut tout de même noter qu’il est en constante évolution et que les étudiants de première année ne sont pas payés à la même hauteur que leurs aînés. La grille suivante est appliquée aux étudiants :

  • Première année de formation : 1486 euros,
  • Deuxième année de formation : 2 200 euros,
  • Troisième année de formation : 2383 euros.

Les prêts et les acomptes faits durant les années d’étude ne seront et ne seront donc pas un très grand problème pour ceux qui arrivent à passer le concours. La carrière d’un contrôleur commence assez tôt et offre bien des avantages, mais son évolution est toute aussi intéressante.

Salaire d’un contrôleur aérien avec les évolutions de carrière

Plus de 50 % des salariés dans le domaine touchent plus de 5000 euros par mois. Pour atteindre une telle distribution, les revenus des débutants ne suffisent pas à faire la balance. Dans les faits, avec les années d’expérience leurs salaires évoluent, et ce, d’une manière qui est assez plaisante. En moyenne, les contrôleurs touchent un salaire de 6340 euros net par mois.

·      Le montant gagné en milieu de carrière

Après trois ans d’expériences et d’activités, on peut qualifier l’aiguilleur comme étant en milieu de carrière. À ce stade, il peut prétendre à une rémunération annuelle de l’ordre de 116 300 euros. Si on fait un calcul simplifié de ce qu’il touche en un mois, cela donnerait le chiffre net de 9500 euros par mois.

·      Dans l’univers professionnel, le montant est assez élevé. En tant que salarié, on peut dire qu’il touche une somme assez coquette. Pour vous donner une idée un peu plus claire de leurs situations, seuls 8 % de la population française touchent un peu plus de 4000 euros. Or, les 4000 euros, ce n’est même pas la moitié des revenus d’un contrôleur aérien en milieu de carrière.

Les aiguilleurs du ciel expérimentés, ayant à leur compte plus de 9 ans d’expérience, touchent un nouveau palier. Certes, la hausse n’est pas aussi fulgurante que celle entre le début et le milieu de carrière, mais elle reste tout de même assez conséquente. Elle est de l’ordre de 25 % à l’échelle annuelle entre le milieu de carrière et le statut d’expérimenter.

Environ 145 600 euros, tel est leurs revenus annuels. En un mois, ils se font plus de 12 000 euros. Seule une frange infime de la population peut générer autant de revenus, 1 % des salariés. Un cadre moyen en France toucherait trois fois moins.

Lire aussi  Salaire d’un carrossier : combien gagne-t-il ?

·      Une fin de carrière assez aisée

Dépassant les 20 ans de services, le salaire serait presque l’égale de celle du président de la République, sans les primes et les différents avantages. À 13 000 euros par mois, on peut facilement voir venir la retraite. Il est inutile de dire que seule une poignée de personnes atteignent ce niveau, car le parcours pour y avoir accès n’est pas des plus simples.

Les évolutions dans une carrière de contrôleur aérien se font la plupart du temps par voie de concours interne. Il faut donc être parmi les plus douées et les plus assidues pour prétendre à un tel salaire. Le filtre est déjà assez conséquent à l’entrée, mais pour les postes supérieurs, il est encore plus sélectif. Dans la pratique, ils deviennent chefs d’équipe ou prennent des responsabilités administratives.

La démarche pour atteindre cette rémunération

À la fin de sa carrière, le salaire d’un aiguilleur du ciel est de 157 400 euros par an. Mais, vous avez bien compris que ce n’est pas donné à tout le monde de faire un tel revenu. Il serait donc intéressant de voir les étapes à franchir pour prétendre au poste de contrôleur aérien.

·      La formation à suivre

Le terme exact est la formation, oui. Il n’existe pas deux cursus pour accéder au poste. Une seule formation donne accès à ce salaire. Les places sont donc limitées, voire même très limitées. Une seule école offre cette dernière, l’École nationale d’aviation civile (ENAC).

·      Le déroulement du parcours

Pour y entrer, il faut remplir des conditions bien spécifiques :

  • Avoir un diplôme scientifique (au moins un bac +2),
  • Ne pas avoir plus de 27 ans,
  • Être en excellent état physique,
  • De bonnes bases en langue anglaise.

La formation ne dure que 3 ans, mais avec le cumul des deux années qui ont déjà été effectuées, on obtient finalement un diplôme de bac+5. Sur cette durée, on commence déjà à mettre en place les pratiques. On passe donc une partie dans les salles pour avoir les connaissances théoriques essentielles et l’autre moitié en stages. On sait déjà que durant les années de préparation, les étudiants commencent à toucher un salaire allant de 1400 euros à 2300 euros.

Lire aussi  Conducteur de métro : quel est son salaire ?

·      Les débouchées

Une fois la formation complétée, l’apprenti est directement admis comme fonctionnaire de catégories A au sein de l’aviation civile. Il peut opter pour les aéroports ou aller dans les 5 centres de contrôle qui se trouvent dans les régions. Mais, il peut aussi choisir la marine ou l’armée de l’air. Dans ce dernier cas, une formation initiale dans le domaine sera exigée, à la limite, on peut suivre une formation professionnelle.

Les exigences d’une telle rémunération

Il y a une raison pour qu’une personne qui occupe ce poste touche un salaire aussi important. Les compétences et les responsabilités qui y sont liées sont assez nombreuses. Les horaires de travail ne sont pas non plus une évidence pour tout le monde.

·      Les compétences pratiques demandées

Il faut avoir un grand sens de la responsabilité pour assurer le bon déroulement du trafic aérien. Le contrôleur doit savoir gérer chaque situation avec calme et une excellente capacité d’analyse. Il ne peut pas se permettre une erreur, car cela pourrait coûter très cher. Les vies des passagers dépendent des instructions données par l’aiguilleur.

Il doit aussi faire preuve d’autorité en parlant au pilote qui est à bord. Dans certaines situations, il faudra savoir s’imposer pour que le pilote suive les instructions, certains peuvent être un peu têtus. Une grande capacité linguistique est aussi demandée, car les usagers de l’espace aérien français ne sont pas forcément francophones.

·      Les tâches associées au poste de contrôleur aérien

Sa mission principale est de guider les pilotes durant toutes les phases du vol. En amont, il communique les conditions telles que la météo et la saturation du trafic. Une fois que tout est au point, il donne les instructions pour que le pilote puisse décoller. Il le suit durant tout son trajet et il assure aussi l’atterrissage.

Il est aussi un point clé dans la gestion des situations d’urgence. Certes, le cas est rare, mais il est le premier responsable en cas de coupure de communication avec l’avion. Il contacte son supérieur et met en place une procédure d’urgence.

Partager l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *