Salaire Œnologue : Combien gagne ce professionnel du vin ?

Être œnologue ne consiste pas qu’à goûter le vin. Les tâches qui sont liées à cette profession peuvent être diverses et variées. Étant donné la grande charge de travail, il serait intéressant de connaître le montant de son salaire. Travailler dans le domaine du vin paye-t-il assez bien ? Pour les amateurs de vin, cette question pourrait les aider à comprendre pourquoi certaines bouteilles de grand cru coûtent-elles aussi cher.

Les services offerts par l’œnologue contribuent grandement à la qualité du breuvage. C’est pourquoi, une fois la somme allouée à cette profession, vous aurez une vision plus éclairée de la valeur du bon vin. Le détail concernant la rémunération sera précis. Les critères qui font varier sa valeur seront également abordés.

Le salaire d’un œnologue au cours de sa carrière

Si le vin se bonifie avec le temps, le salaire des œnologues suit aussi cette tendance. Cela peut s’expliquer par le gain en expérience. Les qualités qu’on acquiert en pratiquant aident beaucoup le professionnel dans sa tâche. Dans le cas d’un œnologue, plus il pratiquera, plus ses sens seront affûtés. Il sera plus efficace dans la différenciation des étapes à suivre et le conseil à donner pour améliorer la production du vin.

·      Le salaire d’un œnologue débutant

Au début de sa carrière, il touchera 2300 euros bruts par mois. Une fois les taxes et les impôts déduits de ce salaire, il touchera 1800 euros nets. Comme pour toutes les professions, le salaire de début est assez faible. Pour mettre cela en relief, il n’est qu’à 200 euros de différence avec le SMIG français. Le montant n’est pas fait pour rester ainsi toute sa carrière. Il connaîtra une hausse qui peut être assez conséquente. Mais, cela dépend de certaines conditions.

·      Le salaire moyen d’un œnologue

Après quelques années d’expérience, l’œnologue peut prétendre à 2 300 euros nets par mois. Il est à noter que plus de 50 % des professionnels travaillant dans ce domaine touchent un salaire supérieur à cela. S’il continue de travailler dans le domaine, il peut atteindre les 3 800 euros bruts par mois, soit 3000 euros nets. Là, on est aux bornes supérieures des œnologues qui sont en milieu de carrière. Pour ceux qui sont déjà très expérimentés, le calcul est tout autre.

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·      Le salaire d’un œnologue reconnu et expérimenté

Ici, on parle d’un cercle assez fermé, très peu de personnes peuvent prétendre à ce niveau de rémunération. Les œnologues qui y arrivent ont droit à un salaire de 6 400 euros bruts, soit un salaire net de 5000 euros. Pour la plupart d’entre eux, le travail se fait en libéral. Il est essentiel pour eux d’avoir un portefeuille client assez fourni pour espérer atteindre cette somme. Mais, il faut accepter le fait que vu qu’ils sont assez rares, ce sont plus les clients qui vont vers eux que l’inverse.

Le salaire d’un œnologue en fonction de la nature de ces fonctions et de son travail

Le travail d’un œnologue est assez complexe contrairement à ce qu’on pourrait penser. Dans le métier, on peut distinguer deux catégories bien distinctes. Son travail ne se limite pas à goûter, à sentir et à regarder un verre de vin. Bien que cela fasse partie de ses attributions, cela ne suffit pas pour être qualifié d’œnologue.

En somme, il peut être soit un œnologue-conseil soit un œnologue en production viticole. Dans les deux cas, son emploi du temps est assez rempli. La question est de savoir si le salaire varie en fonction de ces deux types de postes ou s’il varie en fonction d’autres paramètres.

·      L’œnologue-conseil et l’œnologue en production viticole 

Afin de connaître si les deux catégories offrent un salaire différent, il est important de voir la différence entre elles.

  • L’œnologue-conseil : ce type d’œnologue prodigue des conseils aux viticulteurs dans la production du vin. Il les accompagne durant tout le processus, de la production du raisin à la mise en bouteille. Il s’assure de la qualité du fruit, de sa maturation et recommande la bonne période pour vendanger. Il suit aussi la vinification. Il fait des prélèvements, qu’il goûte et analyse en laboratoire. En fonction de ses constatations, il prodiguera des conseils pour améliorer la qualité finale du vin.

  • L’œnologue en production viticole: il est plus présent sur le terrain, il participe activement au processus et ne se contente pas de prodiguer des conseils. Il veille au respect des démarches de qualité. Il effectue des dégustations et des analyses en laboratoire. En outre, il pratique tout ce qui est essentiel pour que la vinification s’accomplisse de la meilleure des façons possibles. Pour ce faire, il travaille en étroite collaboration avec le chef de culture. Il se peut qu’il soit chargé de l’accueil des clients.
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Dans la pratique, les deux catégories gagnent à peu près le même salaire. Mais, on croise plus souvent des jeunes œnologues dans le rôle de production viticole. Cela leur permet d’acquérir plus de connaissances pour pouvoir se mettre à leur compte.

·      Un salaire en fonction de la région 

Le salaire, comme dans beaucoup de professions, peut varier en fonction du lieu où l’on pratique. Cette condition est particulièrement vraie quand on travaille dans le domaine du vin. Les propriétés viticoles ne sont pas réparties de manière égalitaire à travers la France. Dans la ville de Cognac en Charente, le salaire peut atteindre les 4167 euros. Dans les Bouches-du-Rhône, le salaire est de 2667 euros. Dans la région de Gard, le montant est assez bas, elle est de la valeur de 1700 euros.

La demande, elle aussi, peut varier en fonction de la région dans laquelle on se trouve. Le plus haut taux de recrutement se localise dans le Pas-de-Calais et le Gers. Les zones présentes dans le sud-ouest de l’Hexagone sont des lieux intéressants pour ceux qui aimeraient se faire embauchés comme professionnels dans le vin. En ce qui concerne l’île de France, les Hauts-de-Seine se trouvent être l’endroit idéal pour les œnologues.

Les responsabilités d’un œnologue

Le salaire est la rétribution que l’on reçoit en retour d’une contribution. Pour comprendre et mieux saisir la valeur de la rémunération d’un œnologue, il serait intéressant de voir quelles sont les responsabilités qui sont relatives à ce poste.

·      Être œnologue : une fonction technique

Les taches qui sont allouées à un œnologue peuvent être très variées. Elles exigent une rigueur et des compétences spécifiques. Elles se mettent en place pour assurer le bon fonctionnement de la vinification. Elles servent aussi de balise de contrôle pour assurer le respect de certaines conditions propres à la consommation. Elles assurent en parallèle la qualité et les saveurs du vin. Tout cela pour une bonne satisfaction des clients et pour le bon fonctionnement du domaine de la production.

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Il sera chargé de :

  • Superviser la production du vin,
  • Participer à la production du vin,
  • Superviser les périodes de vendanges,
  • Conseiller le choix du cépage,
  • Surveiller la vinification (fermentation, traitement et conditionnement),
  • Conseiller pour l’amélioration du vin,
  • Prendre soin des raisins (si nécessaire),
  • Accueil des clients.

·      Être œnologue : les domaines connexes

En plus des compétences techniques bien spécifiques, l’œnologue touche aussi à d’autres domaines. Pour vendre un bon vin, il ne suffit pas de le produire. Il est aussi essentiel de le vendre, et ce, de manière adéquate. Le professionnel en vin peut intervenir à ce niveau. Qui d’autres que la personne qui en connaît le plus sur le sujet pour le vendre. De ce fait, il se peut qu’ils doivent avoir des compétences en commerce et en relation client.

La gestion fait partie des attributions d’un œnologue. Au cours de sa carrière, il se peut qu’il devienne le chef de la propriété. Dans ce cas, il lui faut avoir une vision plus large que celle de la production proprement dite.

La formation pour devenir Œnologue

En France, l’accès à la profession est contrôlé. Pour pouvoir exercer, il est essentiel d’avoir un diplôme national d’Œnologie (DNO). Il est de niveau d’un bac +5. Pour pouvoir y accéder, la personne doit avoir une licence en chimie, biochimie ou agronomie.

Les compétences scientifiques qui y sont relatives sont essentielles pour le contrôle de la qualité et de la réglementation du vin. La préparation du DNO dure 2 ans. Il est à noter qu’un BUT en génie biologique peut aussi permettre d’accéder à la formation. Il est à savoir que l’admission se fait par voie de concours. Le parcours est très exigeant et bien encadré.

Les universités qui dispensent ce type de formation se retrouvent dans des zones assez spécifiques. Vous pouvez en trouver dans le sud de la France comme à Toulouse, Montpellier ou Bordeaux. Dijon et Reims ont aussi des universités qui peuvent vous aider dans cette quête.

Pour une bonne évolution de carrière, il est conseillé de suivre des formations en commerce et économie. De la sorte, on peut devenir un chef de coopérative. Il est aussi possible de prendre des postes purement commerciaux, mais toujours dans le monde du vin.

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