Salaire d’un ministre en France : combien gagne-t-il ?

Être ministre peut se présenter comme un mythe en raison des salaires et des avantages qu’on peut bénéficier du poste. La question ici serait de savoir les rétributions que reçoivent ses ministres. Leurs revenus et les autres formes que peut prendre la reconnaissance qu’on leur donne. Quel est le salaire d’un ministre en France ? Combien gagne cet agent supérieur du pouvoir exécutif ? Découvrons son salaire dans le gouvernement français !

Le salaire d’un ministre en France

Le nouveau gouvernement se compose essentiellement de 17 ministres. A lui seul, ce nombre a un impact relativement moyen, mais associé avec les revenus et les avantages en nature de chacun d’entre eux, cela peut donner matière à réfléchir. De plus, ils ne sont pas les seuls à être dans cette institution. Les ministres sont aux côtés des quatre ministres délégués et des secrétaires d’État.

·      La réalité du salaire des ministres français

Depuis le mandat de l’ancien président Hollande, les ministres touchent moins qu’ils n’en avaient l’habitude d’avoir. C’est une réforme qui s’est mise en place depuis longtemps que son effet a fini par être assimilé par les concernés. À titre d’information seulement, avant la baisse, les ministres étaient payés à 14 200 euros.

À l’heure actuelle, ils touchent un revenu de 10 135 euros. On retient une réduction de 30 %. Un taux assez conséquent ! Mais pas que ! Ce chiffre est encore brut. Par ailleurs, ce dernier se départage comme suit :

  • 1873 euros en indemnité de base,
  • 2 027 euros en indemnité de fonction,
  • 236 euros en indemnité de logement.

À retenir que l’indemnité de fonction est un salaire qui n’est pas imposable. Par conséquent, les 2027 euros sont directement touchés par le ministre.

·      Un bonus sur le salaire de ministre

Le ministre, quand il prend son poste, ne peut pas cumuler avec d’autres mandats et d’autres emplois. Mais une exception est permise par la loi. Il peut conserver un mandat de type local. Pour être plus précises, les fonctions suivantes sont concernées :

  • Être maire,
  • Être conseiller régional,
  • Être conseiller municipal,
  • Être conseiller départemental.

Dans la plupart des cas, les ministres délaissent leurs mandats. Ce n’est qu’avec le gouvernement Castex (celui qui vient de quitter ses fonctions) qui a fait une dérogation à la règle, mais pas à la loi. Ils ont su profiter de cette loi pour toucher un bonus de 2757 euros. De plus, c’est une indemnité de fonction.

·      Les indemnités de prestation de ministre

Les ministres sont des personnages publics. De ce fait, ils seront tenus de mener à bien des prestations en public. Ses apparitions ne sont pas sans frais et sans effort. Comme on le sait, toute peine mérite salaire, et il faut rendre à César ce qui est à César. Ces dictons conduisent à une prime de prestation annuelle de la valeur de 150 000 euros. Une somme qui est assez coquette.

Les avantages et les atouts en tant que ministre sur le sol français

Bien entendu, étant un des postes les plus hauts placés des fonctionnaires dans l’Hexagone, la fonction de ministre offre aussi des avantages en nature et d’autres atouts. Leurs natures peuvent prendre une forme financière dans une certaine mesure. Mais dans la plupart des cas, elles sont en matériel ou en service. Cela dit, ils ne manqueront pas de faciliter la vie des ministres. D’importantes économies pourraient être faites par leurs biais.

·      Un fonctionnaire bien logé

Il va de soi qu’un ministre doive disposer d’un logement de fonction qui lui est offert par le gouvernement. Les détails de ce logement peuvent être intéressants. Certes, ils ne sont pas logés à Matignon ou au palais de l’Élysée, mais ils ont droit à un 80m². C’est une superficie qui est plus que satisfaisante. Avec un enfant, le ministre aura droit à un 100 m². Et il en sera de même pour chaque enfant. En d’autres termes, il aura droit à 20 m² supplémentaires pour chaque descendant qu’il loge chez lui.

·      Le transport d’un ministre

En ce qui concerne les transports, le ministre a droit à de nombreuses options qui lui permettent ses déplacements imprévus. Que ce soit par les chemins de fer, les voies aériennes, les routes nationales et les routes communales françaises, le ministre dispose d’un atout pour les emprunter.

·      La voie ferroviaire : un accès gratuit

Tout comme le président de la République, le ministre a droit à un accès gratuit à la SNCF. Il peut donc prendre le train sans rien sortir de sa poche. Mais dans la pratique, l’affaire en est tout autre. Si les frais de transport sont nuls, les dépenses relatives à la sécurité d’une personnalité telle que le ministre représentent un important budget.

·      Le transport routier des ministres

La voiture reste encore l’un des moyens des plus utilisés par les membres du gouvernement actuel. Elle offre le plus de flexibilité dans ses modalités. Mais en plus, elle reste facile à sécuriser. Pour sa part, un ministre a droit à une voiture et un chauffeur privé, qui sont bien sûr pris en charge par l’État. En ce qui concerne la marque des voitures conduite par les ministres, elle n’est pas fixe. Chacun est libre de prendre la marque et le modèle qu’il souhaite.

·      Les avions : un quota d’heure de vol

Le gouvernement a à sa disposition une flotte qui lui est consacrée. Dans le cadre de leur fonction, il arrive parfois que les ministres prennent l’avion. C’est une question qui est très épineuse, car leur usage est loin d’être gratuit, pour l’État français et non pour eux. Si l’Airbus A330 est quasiment limité à une seule utilisation, celle du président, les ministres, eux, peuvent avoir accès aux Falcon 2000 et aux Falcon 900. Pour une heure de vol, il faut compter 4000 euros.

Dans le cadre d’une réduction du budget consommé et aussi pour la préservation de l’écologie, les ministres sont encouragés à limiter les vols en Falcon. D’où la mise en place d’un quota d’heures de vol gratuit sur les lignes commerciales classiques.

Le salaire de ministre à vie : mythe ou réalité ?

La légende veut que les ministres disposent d’un salaire qui leur est attribué à vie, même après qu’ils ont quitté leur fonction au sein du gouvernement. Cette affirmation n’est pas totalement fausse. Mais, le terme « à vie » reste toutefois excessif.

·      Un salaire à vie d’une durée de trois mois

Le ministre en quittant ses fonctions a droit à une indemnisation de trois mois. Sur cette période, l’ex-ministre touche le même salaire qu’il a perçu durant son mandat auprès du gouvernement français. Ils ont donc droit à 10 135 euros sur ce laps de temps. Avant 2013, ce délai était de 6 mois. Mais une réduction de moitié a été mise en place pour réduire les dépenses de l’État. Une action qui ne manque pas de plaire aux contribuables.

Pour pouvoir profiter de cette indemnisation, il faut respecter deux conditions :

  • L’ex-ministre ne doit pas reprendre son éventuel mandat parlementaire,
  • L’ex-ministre ne doit pas reprendre une activité rémunérée.

Le salaire à vie semble donc être loin de la réalité.

·      Les avantages matériels perçus par un ministre français 

En ce qui concerne les avantages tels que le logement, le transport avec chauffeur et la sécurité, tout cela prend fin dès lors que le mandat de ministre touche à sa fin. C’est une décision qui semble tombée sous le sens. En ce qui concerne le logement, les ministres ont droit à un préavis d’un mois, s’ils habitent dans un appartement privé. Pour ceux qui usent des appartements de l’État, cette durée ne dépasse pas les deux semaines.

Dans la pratique, des cas exceptionnels peuvent conduire à l’ajout de sécurité même en tant qu’ex-ministère. Cependant, le dispositif doit être justifié. Si on prend par exemple le cas de l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira, elle a droit à des gardes personnels aux frais de l’État. Cela en raison des menaces qui lui sont parvenues après la loi sur le mariage homosexuel.

Être ministre sur le sol français : qu’est-ce que cela implique ? 

Les actions d’un ministre français sont délimitées par leurs fonctions politiques et administratives. Le corollaire de cette affirmation est donc que ses pouvoirs sont eux aussi attribués en relation avec ses deux sphères. Tout cela est tenu par écrit par un décret d’attribution.

En échange de leurs salaires, les ministres ont comme devoir de mener à bien son département ministériel. Ici, on voit l’incarnation des fonctions administratives du rôle de ministre. Par ailleurs, ses responsabilités ne sont pas limitées à son département, mais elle agit aussi sur les établissements publics qui sont rattachés à son ministère.

Le côté politique est un peu plus limité. Ce phénomène est une particularité de la Vème république. Durant les deux autres qui l’ont précédé, les ministres avaient le droit de s’impliquer totalement dans une vie politique durant leurs mandats. A l’heure actuelle, cela ne se fait que lors du conseil des ministres et du parlement. Bien évidemment, les périodes électorales font aussi exception.

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